Logiciels d’Editing.

Après la prise de vue, le premier réflexe a été de travailler sur un logiciel de retouche photo de type Photoshop.

Puis sont apparurent des logiciels de visualisation permettant de travailler sur le classement de fichiers par « boite à chaussure » avec les dossiers…

Virent enfin les logiciels de gestion d’images à proprement parler tel qu’Acdsee, Lightroom, Capture One et consorts avec rapidement la possibilité de travailler en mode non destructif sur des fichiers Raw ou non pour le développement d’images. Sans oublier des logiciels ne faisant que le traitement de développement par lot de photos tel que DXO Optique pro.

Selon la nature du flux de photo, et le type de prise de vue, il est possible de se retrouver avec une quantité non négligeable de fichiers à traiter de retour de prise de vue. Un reportage (spectacle, mariage…) peut facilement comporter des milliers d’images de nos jours.

La première étape, avant le développement, est de consulter ses images. Deux solutions viennent immédiatement à l’esprit, un visualiseur ou intégrer directement les images dans la base de données d’un gestionnaire tel que Lightroom.

Un visualiseur d’image s’avère vite léger et limité dans la gestion des images, tant au niveau des possibilités de sélection d’images que dans la possibilité de renommer et de mettre en place des informations (IPTC…).

Un logiciel de type Lightroom, au contraire, est souple dans la gestion des fichiers, pour le tri des photos, ainsi que pour la mise en place d’informations.

C’est vers cette solution que les pros se tournent, tout naturellement, néanmoins, cette solution s’avère lourde lorsque la quantité de photo est élevée et que les fichiers sont lourds (avec les derniers boitiers à plus de 30 millions de pixels…). Un fichier Raw devient vraiment long à visualiser, de plus les logiciels de gestion et développement d’images interprètent à la volée le fichier et lui prodiguent des traitements de correction (optique, balance des blancs, profil…). Il devient vite fastidieux de travailler sur une grande quantité de données.

C’est là que peut intervenir un logiciel d’Editing…

Pour cet article, je vous présent deux solutions, de prime abord semblables, mais qui en fin de comptent sont adapté à des méthodologies différentes.

L’une n’est pas mieux que l’autre, FastRawViewer et Photomechanic.

Fast Raw viewer

Logiciel en français, aide en anglais.

Prix 20 € Mac & PC

http://www.fastrawviewer.com

Résumé des fonctions :

Notation (Code couleur, notes de 0 à 5 étoiles), rejet des photos loupées.

Ajout de quelques infos (titre et description XMP ou IPTC) sur les images.

Visualisation des tons brulés & et bouchés.

Ajout d’un masque de netteté (deux niveaux).

Visualisation des niveaux de contrastes et des zones nettes.

Inspection des hautes et basses lumières.

Gestion des RAW & JEPG

Correction de la luminosité, du contraste et de la balance des blancs

Travail de concert avec RawDipper, logiciel d’analyse des photos (histogrammes puissants).https://www.rawdigger.com

Mais là, nous rentrons dans un outil très spécifique…

Visualisation des trois canaux (RGB de façon indépendante) ou en N&B.

Photomechanic

Logiciel et aide en anglais

150 $ Mac & PC

http://www.camerabits.com

Gestion évoluée des importations

Notation (Code couleur, notes de 0 à 5 étoiles qui seront récupérables dans d’autres logiciels tels que Lightroom, Capture One…), rejet des photos.

Loupe de consultation rapide en mode grille.

Sélection optimisée des fichiers

Gestion des IPTC avancée

Gestion du renommage avancé

Gestion de mots clefs

Visualisation des fichiers dans les dossiers et sous dossiers

Visualisation des Lumières bouchées et brulées.

Recadrage (récupérables dans Lightroom).

Gestion des données GPS

Diaporama

Création de planches contactes et de galeries web

Correction des dates & heures

Gestion des Meta data (Changement des codes caractères, effacement…)

Une fonction de masquage des données (EXIF, ICC, XMP & IPTC) est possible, les autres applications n’auront plus accès à ces données, possiblité de revenir en arrière et de retrouver ces données sur les autres logiciels.

Il est possible de changer la résolution des fichiers (en dpi par exemple de 72 à 300dpi sans changer la définition).

Intégrer un profile (sRVB AdobeRVB…) à un fichier JPEG.

Appliquer une rotation des JPEG sans perte.

Extraire un JPEG du fichier RAW.

Transformer des codes couleur en notes (Étoiles) et inversement.

Fonction d’export vers un graveur de DVD

Management des couleurs (visualisation selon un profil).

Comparaison de deux images

Comparaison n’est pas raison, mais bon…

Quand nous comparons ces deux produits, de prime à bord ils servent tous les deux à réaliser un editing des images, mais nous nous apercevons vite qu’il ne s’agit pas du tout du même type de produit.

Fastrawviewer s’attache plus à ausculter les images au niveau colorimétrie, tonalité, contraste et netteté.

Photomechanic est plus axé sur la gestion des images, les données IPTC, la géolocalisation, et l’observation rapide des images. FastRawViewer est bien sûr rapide, mais son utilisateur prendra plus le temps de consulter une photo et surtout son exposition, avec la possibilité de travailler encore plus finement avec RawDigger.

Un produit qui se rapprocherait de Photomechanic serait Exif Pro

Un produit plus dans la lignée de Photomechanic, en plus simple et moins chère (20 €). Tout en anglais. Il n’a pas évolué depuis 2013, mais il est toujours en vente et marche bien.

http://www.exifpro.com/index.html

Voici un article de Focus Numérique sur Fastrawviewer.

https://www.focus-numerique.com/news/fast-raw-viewer-1-0-visualiser-et-verifier-ses-fichiers-bruts-13223.html

En conclusion rapide :

Photomechanic est une solution pro de gestion des images pour les trier, les documenter et les présenter, par contre, aucune fonction de traitement d’image n’est présente.

C’est un logiciel pour qui veut réaliser ces opérations en amont de solutions telles que Lightroom ou Capture One.

Elle est réservée aux pros du reportage qui se retrouvent avec un gros volume à trier et documenter rapidement avant de l’intégrer dans un flux de traitement plus classique. En ayant préparé les recadrages récupérables sous LR.

FastrwViewer  sera plus utile aux personnes souhaitant réaliser un « simple » editing, avec la possibilité de réaliser des préréglages au niveau tonalité et couleur. Mais nulle possibilité de nommer ses fichiers ou de les documenter sérieusement au niveau IPTC ou géolocalisation.

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